Ou comment vivre avec moins de stress
« Je suis débordé-e » : c’est parfois la seule phrase qui nous traverse l’esprit face à un agenda où les rendez-vous s’enchaînent. Dans ces moments-là, l’idée de vivre avec moins de stress a un air d’utopie.
Pire : à force d’avoir le nez dans le guidon, on en devient incapable d’apprécier les choses agréables qu’on a prévues ! J’avoue que ça a longtemps été mon cas : je ne savais tout simplement pas laisser des trous dans mon planning, même le week-end (j’en parlais d’ailleurs ici). J’ignorais comment refuser une invitation – cela ne me venait carrément pas à l’esprit ! À vrai dire, je ressentais une certaine satisfaction lorsque je parvenais à caser un énième truc au chausse-pied dans un agenda qui débordait de partout.
Un jour, je suis rentrée tellement crevée du boulot que je me suis endormie sur mon canapé. Lorsque je me suis réveillée pas mal d’heures plus tard, j’avais évidemment raté la soirée à laquelle je devais me rendre ! Grand moment de solitude… De cet acte manqué j’ai retenu une leçon : j’allais devoir revoir ma façon de remplir mon agenda.
J’ai réalisé que je ne prenais jamais le temps de me demander si j’aurais véritablement l’envie, l’énergie ou la disponibilité mentale pour vraiment profiter de telle ou telle proposition. En gros, si je n’avais rien de prévu à l’instant T, je disais oui.
Désormais, je me donne le temps de me poser ces questions avant de m’engager. J’ai adopté un mantra : « je regarde et je te redis ». En général, je réponds dans la journée, c’est largement suffisant pour faire le point.
Et lorsque je décline une invitation lancée par une personne que j’apprécie, je veille à proposer autre chose – non, je ne vais pas venir à cette silent party, mais est-ce qu’on mangerait ensemble la semaine suivante?
Et surtout, comme je vous en parlais ici ((lien)), je laisse du vide pour les imprévus dans mon agenda. Tout ça peut paraître simpliste, mais ça a fait baisser la pression générale d’un cran dans ma vie.
J’en fais certes un peu moins, mais beaucoup mieux.
En pratique
Si vous aussi vous êtes du genre à tout accepter ce qui se présente quelle qu’en soit la raison, ne vous prenez pas la tête. Imaginez un mantra qui vous va, histoire de ne pas être dépourvu-e le moment venu – « je regarde et te redis », « je vérifie dans mon agenda papier », « je regarde avec la babysitter » (si vous avez des enfants !), « je demande à mon chat », ce que vous voulez.
La règle: répondez! Dans les 48 heures maximum. Vos interlocuteurs-trices ne sont pas à votre disposition sur une étagère. Si c’est non, pas besoin de vous justifier et, si le cœur vous en dit, proposez autre chose – non pas demain, mais mardi prochain ? Non, pas une balade, mais un tour à vélo ? Non, pas un concert classique, mais pourquoi pas une visite au musée ?